Source : 
Profession CGP
Date Article : 
07/2017
Journaliste : 
Laurence BOCCARA
N°38 – Juillet-Août-Septembre 2017 [..]  « L’analyse des données démographiques donne beaucoup d’informations sur l’état général d’une ville et de sa périphérie », poursuit Franck Vignaud, directeur du Laboratoire de l’immobilier, filiale de Theseis, un groupement de professionnels de la gestion de patrimoine. « Grâce aux statistiques de l’Insee, on s’informe évidemment sur l’évolution de la population (perte ou gain), mais aussi sur l’âge des habitants, leurs ressources (revenu moyen, taux de chômage, création d’emplois), leur situation (actifs, étudiants, retraités) et aussi la taille des ménages. Ce dernier élément s’avère être un bon indicateur car il traduit le besoin local de logements », ajoute ce dernier. Quelle part de locataires ? Mais ce n’est pas tout ! La part des locataires et des propriétaires constitue également une information importante (cela donne une idée du potentiel de la demande locative) tout comme l’état du parc immobilier (dates de construction des immeubles, la répartition entre habitat privé et social, le taux de vacance) et le mode d’occupation de l’habitat (résidences principales et/ou secondaires). « Si le dispositif Pinel incite à l’investissement dans le neuf, il faut vérifier que la construction de logements est cohérente avec l’évolution de la population locale. Il faut aussi penser à s’informer sur le niveau et l’évolution des loyers », souligne Franck Vignaud. Le Laboratoire de l’Immobilier déconseille un investissement dans le neuf dans certaines agglomérations moyennes classées dans les zones B1 et B2. Certaines offrent un marché locatif détendu avec parfois un manque de vitalité économique et de création d’emplois. C’est le cas de Vichy, de Bourg-en-Bresse, d’Angoulême, de Saintes, de Cherbourg-Octeville, de Longwy, de Béziers, de Sens, de Dieppe ou encore d’Avignon. Et ce n’est un hasard si le marché immobilier de ces villes est dans le rouge depuis déjà quelques années.