Source : Les Echos
Date : 11/04/2019
Journaliste : Nathalie CHEYSSON-KAPLAN

Tout à la fois prorogé et recentré, le dispositif Pinel présente de nombreux avantages. A condition d’en déjouer les principaux pièges.

Dernier dispositif fiscal en date en faveur de l’investissement locatif dans le neuf, le « Pinel » a été prolongé par la dernière loi de finances aux logements acquis jusqu’au 31 décembre 2021. Il permet de bénéficier d’une réduction d’impôt, calculée sur le prix de revient du logement dont le taux – 12 %, 18 % ou 21 % – dépend de la durée de l’engagement de location pris par l’investisseur. Cet avantage ne joue toutefois que pour les investissements réalisés dans certaines zones marquées par un fort déséquilibre entre l’offre et la demande locative.

« Les zones B2 et C ont définitivement été écartées du dispositif. Ce qui a assaini le marché. Le risque de surproduction semble écarté » constate Franck Vignaud, directeur du laboratoire de l’immobilier. Ce dispositif est désormais restreint à la zone A bis qui regroupe Paris et les communes environnantes, à la zone A qui englobe la Côte d’Azur, l’Ile-de-France et le Genevois français et à la zone B1 qui concentre les métropoles régionales importantes et la grande couronne parisienne.

[..] Or le point de départ de la réduction d’impôt est l’année d’achèvement des travaux. « Un retard de livraison de quelques mois, comme on en voit assez fréquemment, peut décaler d’un an le début de la période de défiscalisation », remarque Franck Vignaud. Pire : si l’achèvement du logement n’est pas intervenu dans les trente mois qui suivent la signature, l’investisseur risque de perdre le bénéfice de la réduction d’impôt, à moins que le retard de livraison soit lié à un cas de force majeure (décision de rescrit du 13 juillet 2018).

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