Les statistiques ministérielles à fin août 2019 indiquent que sur les 12 derniers mois, les baisses du nombre de permis délivrés et du nombre de mises en chantier se poursuivent, à raison de -5,7 % et - 3,8 % respectivement....

Les logements collectifs représentent 59,1 % des autorisations de construction sur les 12 derniers mois. Ce principal segment du marché est le plus touché par la baisse : le nombre de permis de logements collectifs autorisés chute de -8,4 %. Ce repli montre toutefois des signes de ralentissement sur les 3 derniers mois (juin/juillet/août), avec une involution de -4,3 % seulement.

Les logements individuels purs et groupés affichent une baisse plus modérée, avec un recul de -2,4 % sur 12 mois. Sur les 3 derniers mois, on note même une légère embellie avec des progressions respectives de +3,4% et +2,8% par rapport aux 3 mêmes mois de 2018. La fin annoncée du PTZ dans les zones détendues crée sans doute un effet d'aubaine qui incite particuliers et professionnels à lancer leurs projets de maisons au plus vite.

Le volume des mises en chantier recule de 26 800 unités (- 3,8 %) sur un an. Sur 12 mois, la situation apparaît moins délicate pour le segment des logements collectifs (-3,2 %) par rapport à celle de l’individuel pur (-5,6 %). Mais les dernières données montrent une accélération de la baisse du nombre de mises en chantier de collectifs (-6,5% sur les 3 derniers mois), ce qui n'est pas de bon augure pour la fin de l'année, d'autant que l'approche des élections municipales de 2020 bloque un bon nombre de projets.

Au 2ème trimestre 2019, les ventes des promoteurs sont en repli de -12,7 % par rapport au 2ème trimestre 2018.

Le segment des résidences services est le plus touché par la baisse d'activité ; il chute de -22% sur l'ensemble du 1er semestre 2019 et même de -41% sur le 2ème trimestre. Toutefois, les résidences services ne représentent qu'une part mineure des réservations des promoteurs, avec seulement 3,3% des ventes du semestre.

En revanche, la forte baisse des ventes de logements en bloc impacte plus fortement le secteur. En repli de -17,5% sur le 1er semestre (avec une accélération à -31,6% sur le 2ème trimestre...), ces ventes en bloc ont malgré tout permis aux promoteurs d'écouler 13% de leurs logements.

Fort heureusement, la baisse est moins marquée sur les ventes de logements au détail, segment majeur de la promotion immobilière : avec un recul  de -7,7 % entre le 2ème trimestre 2019 et le 2ème trimestre 2018, ce segment se contracte de -2,3% sur l'ensemble du semestre.

Globalement, le volume des réservations du 1er semestre est inférieur de 4366 unités à celui enregistré au 1er semestre 2018, soit -5,4%.

Parmi les ventes au détail, ce sont les ventes aux investisseurs qui reculent le plus. La FPI dénombre 30 000 ventes sur le 1er semestre, soit près de 1500 de moins que l'an dernier sur la même période, ce qui représente une baisse de -4,7%. Plus inquiétant : cette dégradation s'accélère au 2ème trimestre avec une chute de -10,8%.

Le pire est à venir

La situation ne va pas s'améliorer dans les prochains mois. Elle va même se dégrader puisque les mises en vente de logements ont chuté de -23,6% sur le semestre. La pénurie de logements à vendre va donc s'ajouter à la chute des réservations.

Données : source FPI

Voir la publication de la FPI en cliquant ici.

Source : Mieux Vivre Votre Argent
Date : 11/09/2019
Journaliste : Ludovic CLERIMA

Pourquoi la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne ont actuellement la faveur des investisseurs ? Quelques éléments de réponse avec le Laboratoire de l'immobilier dans cet article de Mieux Vivre votre argent.

Les villes stars d’aujourd’hui

[..] Parmi les départements plébiscités par les investisseurs, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne figurent en tête de liste : « La ligne 14 arrive à Saint-Denis à l’horizon 2024 puis à Villejuif en 2025. Pour un investisseur, c’est facile de se projeter, » indique Franck Vignaud, directeur du Laboratoire de l’immobilier. Les particuliers misant sur l’immobilier locatif profitent des nombreux logements neufs livrés en même temps que les nouvelles gares pour se tourner vers le dispositif d’investissement locatif Pinel et ainsi bénéficier  d’une baisse d’impôt pouvant aller jusqu’à 21 % pour la mise en location d’un bien durant 12 ans. « Prenez Villejuif, avec un m² moyen autour de 5 500 €, les perspectives de rendement en Pinel sont de 3,5 % brut. La rentabilité locative de l’investisseur sera faiblement impactée par le plafond de loyer prévu par le dispositif puisque les loyers de marché à Villejuif sont au même niveau », précise Franck Vignaud. [..]

Les étoiles de demain

Les investisseurs les plus patients, à la recherche de prix bas, se reportent aussi sur la deuxième couronne, dans des communes comme Orsay, traversée par la ligne 18 du métro à l’horizon 2030 : « Avec un prix moyen à 4 300 €/m² dans le neuf, les perspectives de rendement avoisinent les 4 % en faisant un Pinel », constate le directeur du laboratoire de l’immobilier. Idem pour une ville telle que Massy Palaiseau, nouveau pôle de recherche universitaire, où la ligne 18 s’arrêtera également à l’horizon 2030. [..]

Retrouvez l'article dans son intégralité en cliquant sur ce lien.

Après un nombre de mises en vente inférieur à 30 000 logements durant 3 trimestres, le niveau de l’offre se redresse enfin.

Au 2ème trimestre 2019, le volume des mises en vente s’établit à 32 059 logements, un niveau plus faible que celui observé au second trimestre 2018 (37 634 logements). Sur un an, on note ainsi une forte chute du nombre de logements commercialisés, soit -14,8 %. Cette baisse concerne surtout les logements individuels (- 33,2 %) et dans une moindre mesure les logements collectifs (- 13,2 %). On relève toutefois une progression de l’offre immobilière par rapport aux 3 derniers trimestres ; ainsi le volume de mises en vente augmente de 31,8 % par rapport au premier trimestre 2019.

Du côté des réservations, on observe également un léger repli sur le second trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre 2018 (- 3,3 %). Celui-ci est plus marqué pour l’individuel (- 10,7 %) que dans le collectif (- 2,7 %). Les ventes s’élèvent à 33 922 logements, soit +7,1% par rapport au premier trimestre 2019 (31 662). Les ventes des appartements et des maisons progressent toutefois sensiblement par rapport au 1er trimestre 2019 : +6,9 % et +10,7 % respectivement.

Le volume de l’offre augmentant plus rapidement que celui des ventes, le stock en fin de période est également en légère hausse par rapport au trimestre dernier (+1,0 %).

Pour en savoir plus : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publicationweb/211

Source : Capital
Date : 14/08/2019
Journaliste : Sylvain DESHAYES

Dans certains villes de France, les plafonds de loyers applicables en loi Pinel sont supérieurs aux loyers du marché. Un risque dénoncé par le Laboratoire de l'immobilier dans cet article de Capital.

"Prix surévalués, informations tronquées, rendements trop flatteurs... quand il s’agit d’acheter ou d’investir dans la pierre, la méfiance est de rigueur.

[..] Dans d’autres villes, déconseillées car l’excès de biens s’y conjugue avec une demande locative en berne, c’est le loyer à attendre qui sera gonflé. Les vendeurs se basent en effet sur les plafonds autorisés, quand les prix de marché sont de 10 à 20% inférieurs ! Selon Le Laboratoire de l’immobilier, ce risque est particulièrement avéré à Lens, Mulhouse, Elbeuf, Douai, Béthune, Metz, Vernon, Chamalières ou Senlis. Et même dans des villes comme Perpignan, Avignon, Chartres ou Beauvais, «nous recommandons la plus grande vigilance», prévient son directeur général, Franck Vignaud."

Retrouvez l’article complet en cliquant sur ce lien.

Suite à l’actualisation du fichier des données complémentaires, l’INSEE confirme la hausse des prix des logements anciens, notamment ceux des appartements.

Au premier trimestre 2019, les prix des logements anciens augmentent de 0,7 % par rapport au dernier trimestre 2018. Cette hausse est plus forte pour les appartements (+1,0 %) que pour les maisons (+0,5 %).

Sur un an, on note un très léger recul de la hausse des prix (+3,0 % sur un an au premier trimestre 2019 après +3,7 % observé au dernier trimestre 2018). Celui-ci est causé par le ralentissement de la hausse des prix des maisons anciennes, perdant 0,6 point. Les prix des appartements anciens restent dynamiques (+3,7 % sur un an au premier trimestre 2019 contre +3,4 % observé au dernier trimestre 2018).

Cette hausse est beaucoup plus marquée en région Ile-de-France, et plus particulièrement à Paris où les prix des appartements anciens ont augmenté de 6,4 % entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019.

Parallèlement, le volume de transactions reste à un niveau élevé et continue d’augmenter. En effet, le nombre de transactions cumulé sur un an au premier trimestre 2019 s’élève à 985 000 contre 965 000 au dernier trimestre 2018.

>> Voir la publication INSEE en cliquant ici

Selon les scénarios de l’INSEE, le besoin de logements s’élèverait entre 29 000 et 35 000 résidences principales à produire chaque année en région PACA d’ici 2030. Ces besoins sont liés d’une part à l’évolution du nombre de ménages et aux situations de mal-logement d’autre part.

L’INSEE a mis en place 2 scénarios afin de définir et comptabiliser les besoins de résidences principales en région PACA à l’horizon 2030 :

La production peut se faire soit par la construction de nouveaux logements ou la rénovation de logements existants.

Toutefois ces besoins ne se répartissent pas uniformément sur tout le territoire et dépendent notamment de plusieurs éléments cités plus haut (évolution démographique, intensité du mal logements, caractéristiques du parc…). Les zones d’emploi de Marseille-Aubagne, Nice et Toulon concentreraient ainsi 52 % de la production nécessaire entre 2018 et 2030. A contrario, les besoins seraient plus faibles dans les zones d’Istres-Martigues, Cannes-Antibes, Fréjus-Saint-Raphaël, et Orange.

Source : INSEE

>> Voir la publication INSEE en cliquant ici

Source : BFM Business
Date : 12/07/2019
Journalistes : Marie COEURDEROY - Cédric DECOEUR - Guillaume SOMMERER

Le zonage dans le cadre de la loi Pinel a été instauré en octobre 2014. Entre temps, des modifications ont été entreprises, chamboulant parfois les zones initiales éligibles. Plus de 350 agréments ont été attribués à des communes des zones B2 et C, mais progressivement l'Etat a fermé ces dites zones. La semaine dernière, un arrêté ministériel a classé les villes d'Angers et de Poitiers en zone B1, donc éligible au dispositif, alors qu'elles en étaient exclues auparavant. Où en est le zonage ? Sur quoi est-il basé ?

Les éclairages de Franck Vignaud, directeur du Laboratoire de l'immobilier. - Intégrale Placements, du vendredi 12 juillet 2019, présenté par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

Retrouvez l’émission en replay en suivant le lien.

Deux chercheurs : Tristan-Pierre Maury (Professeur d’économie, et chercheur à l’EDHEC) et Kevin Beaubrun-Diant (Maître de conférence et Chercheur au Laboratoire d’Economie de Dauphine) démontrent dans leur étude que les investisseurs institutionnels devraient augmenter la part consacrée à l’immobilier notamment résidentiel dans leur portefeuille afin d’augmenter leurs rendements.

Depuis les années 1990, les investisseurs institutionnels (également désignés par le terme de « zinzins ») se sont fortement désengagés de l’immobilier d’habitation du fait de la baisse de la rentabilité et des nombreuses contraintes qui caractérisent ce segment de marché. En 2015, Ils ne détenaient seulement que 1,6 % du parc locatif privé.

Pourtant, les chercheurs Tristan-Pierre Maury et Kevin Beaubrun-Diant démontrent dans une étude, via l’application de la méthode  ALM (Asset and Liability Management), que pour un couple rendement / risque intéressant, l’allocation optimale devrait comporter une part supérieure à 40 % dans l’immobilier (dont 30 % dans les logements) contre 4 % actuellement.

Ils démontrent également que pour une duration de 11 ans, la part du résidentiel est d’autant plus forte que l’aversion au risque est faible.  Plus généralement, plus la duration est faible et plus l’allocation optimale de logement est forte. De quoi encourager les investisseurs privés à revenir sur le marché locatif privé.

>> Voir l'étude en cliquant ici

Nous vous invitons à télécharger notre dossier découverte sur la ville d'Orléans. Quelques indicateurs-clés pour mieux connaître la métropole la plus proche de Paris, classée "Ville d'art et d'histoire" par le ministère de la culture, mais également classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Avec plus de 18 000 étudiants et une hausse du nombre de locataires résidant sur son territoire, Orléans possède de nombreux atouts pour séduire les investisseurs…

AU SOMMAIRE :

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